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Trois axes de recherche
Le GRIS veut devenir un pôle de recherche sur la question de l’islam en Suisse.
  • Faire l’état des lieux de la situation des communautés musulmanes installées sur le territoire suisse.
  • Analyser la multiplicité des pratiques de l’islam ainsi que les différents problèmes liés à la visibilité de l’islam en Suisse et ailleurs en Europe (voile, cimetière, nourriture, mosquées, enseignement religieux…).
  • Observer les diverses formes de participation citoyenne de la part des musulmans.
  • Analyser des positions officielles (Etat, cantons) pour la gestion politique de la reconnaissance de la présence musulmane en Suisse.
  • Créer une base de donnée des chercheurs travaillant sur la question ainsi qu’un index des ouvrages parus sur le thème de l’islam en Suisse et plus largement en Europe.

Trois Axes de Recherche

1. Pratiques de l’islam
Dernière révélation monothéiste, l’islam possède ses croyances et pratiques religieuses propres. Des sujets aussi vastes et divers que le port du hidjab, la pratique des cinq prières quotidiennes, l’observation du jeûne du Ramadan, les rites funéraires, les prescriptions alimentaires sont autant de questions qui entravent parfois l’intégration des musulmans de Suisse. La réalité musulmane de Suisse se traduit également par la rencontre entre la(es) tradition(s) et la modernité. Pluralisme religieux, multiculturalisme, laïcité et fédéralisme sont autant de spécificités suisses qui influencent la pratique de l’islam sur son territoire.

En ce sens, une réflexion de contenu sur la réalité religieuse de la communauté musulmane de Suisse est une urgence : va-t-on vers un choc de culture ? Comment se situer entre coexistence forcée et coexistence constructive ?

2. Participation(s) citoyenne(s)
Une première étape de ce volet consistera à déterminer les différents facteurs influençant l’intégration des musulmans au sein de la société suisse. . Nous nous efforcerons de répondre aux attentes des acteurs concernés : musulmans, autorités, réseau associatif, monde académique…

Dans un second moment, nous nous intéresserons aux différentes stratégies de participation citoyenne observables dans notre pays : un individualisme « libéré » des contraintes sociales et culturelles ; une attitude de repli identitaire ou encore diverses formes de participation citoyenne. .

Il s’agira d’établir les liens entre la pratique de l’islam et les divers types d’engagement possibles au sein de la société afin de déterminer quels sont les éléments identitaires qui facilitent telle ou telle forme d’engagement social.

3. Gestion de la présence musulmane
La problématique du multiculturalisme implique une réflexion concernant les modalités de gestion politique de la présence de minorités culturelles. Le système politique suisse est souvent considéré comme étant un exemple paradigmatique d’intégration multiculturelle réussie. Cette croyance est certainement plausible quand on se réfère à la gestion des minorités linguistiques territorialisées ; par contre, elle semble être bien trop optimiste quand on parle de minorités culturelles non-territorialisées. Ainsi, cet axe de recherche se propose d’étudier les caractéristiques et les implications soulevées par la politique de reconnaissance (ou du déni de reconnaissance) instituée par les autorités politiques à l’égard des différents acteurs constitutifs de la minorité musulmane en Suisse.